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LA REGION DE L'ANATOLIE CENTRALE

Terre de Foi, de Tolérance et de  Mysticisme, c'est la région des paysages austères et rudes; on ne saurait s'étonner qu'elle ait vu naître des moines, des poètes et des "ozan" (bardes) errants, habitués à regarder par-delà les horizons infinis, à laisser leur esprit vagabonder dans des espaces dépourvus de limites; les architectes aussi, qui y ont bâti des mosquées, des medrese, des caravansérails prodigieux. Musulmans et Chrétiens qui l'habitèrent dans un "vivre ensemble" harmonieux et serein y ont laissé des témoignages émouvants de l'expression de leur foi.

On traverse, subjugué, les hauts-plateaux désolés et venteux, des steppes grandioses où abondent les monuments seldjoukides et ottomans; des caravansérails mènent une garde farouche tous les 25-40 km (la distance parcourue en une journée par une caravane) au bord de la Route de la Soie et des autres pistes caravanières qui mènent vers l'Iran et la Chine.

A l'Est, Sivas mérite le détour: d'origine très ancienne, cette ville à l'histoire riche et mouvementée passa de mains en mains: Romains, Arabes, Byzantins, Arméniens, Turcomans Danismendides, Seldjoukides, Mongols et enfin Ottomans. On y visitera le Çifte Minare, avec son portail sculpté qui est un pur chef d'oeuvre de l'art seldjoukide, le Şifaye Medresesi, le Buruciye Medresesi, le magnifique Gök Medrese et la mosquée Ulu Cami-i, sans oublier l'intéressant musée ethnographique et son premier étage -émouvant- consacré au Congrès de Sivas qui s'y déroula et qui fut le point de départ de l'extraordinaire épopée qui mena à la fondation de la République par Mustafa Kemal Atatürk.

Plus loin vers l'Est, Divrigi; parsemée de "kümbet" -ces étranges mausolées seldjoukides octogonaux que l'on rencontre dans toute l'Anatolie- ainsi que de magnifiques maisons ottomanes dont certaines sont en cours de restauration- cette bourgade étrange, située il y a quelques années encore au fond d'un cul-de-sac -est également accessible en train. A trois kilomètres, c'est la banlieue minière habitée seulement par les "gueules noires" qui travaillent dans les mines de charbon; sur la colline, une citadelle qui surplombe un chef d'oeuvre qui mérite le détour: Ulu Cami-i -la Grande Mosquée et le "imaret" (1228) -l'hospice, tous deux classés au Patrimoine de l'Humanité de l'UNESCO. L'intérieur de la mosquée est extraordinaire et les portails dotés d'un décor fabuleux, qui par sa richesse et son exubérance fait penser à l'art indien.

A une soixantaine de kilomètres au sud-est, on pourra se rendre à Kemaliye et passer la nuit chez l'habitant dans cette bourgade située en pleine montagne; l'architecture des maisons est restée intacte; les paysages extraordinaires, la chaleur de l'accueil, l'authenticité des lieux et des traditions, la pureté de l'air et de l'eau, les promenades en bateau sur l'Euphrate en contre-bas, feront de cette étape originale un souvenir impérissable (nous contacter pour l'organisation de votre séjour); d'autres villages environnants comme celui de Ocak -avec son musée ethnographique créé par les villageois eux-mêmes!- vous séduiront également par leur cachet d'authenticité. Notons qu'une importante communauté arménienne vivait autrefois à Kemaliye.

Entre Divrigi et Sivas on traverse la localité de Kangal, célèbre par ses sources thermales très particulières: les petits poissons qui vivent dans les bassins sont les seuls connus dans le monde entier à supporter une température de 40°C; lorsqu'un patient entre dans l'eau, ils viennent se coller à lui et suçotent sa peau; les gens viennent du monde entier pour guérir ainsi de maladies dermatologiques réputées incurables comme certains zona ou psoriasis.

Les chiens de Kangal sont réputés: d'une taille gigantesque, ces chiens au pelage blanc ou beige sont d'excellents chiens bergers qui -en dépit de leur aspect redoutable- adorent les enfants; vous remarquerez leur collier en fer forgé garni de piquants qui les protègent des loups -fort répandus dans ces régions où il fait très froid en hiver-; en effet, ces derniers attaquent ces chiens courageux en leur fracturant la nuque avec leur mâchoire.

Sur la route qui mène vers Malatya, le Mont Nemrut et la Syrie, on traversera Gürün, qui fut jadis célèbre par les fameux "châles de Gürün" tissés par les Arméniens établis ici et qui s'exportaient jusqu'en Europe. On se dirigera ensuite à l'Ouest, en franchissant le col de vers Kayseri et le mont Erciyes (3 916 m), un ancien volcan dont les éruptions furent à l'origine de la formation géologique de la Cappadoce toute proche.

En cours de route, on s'arrêtera pour visiter, au bord de la route nationale, le caravansérail seldjoukide de Karatay Han (1219-1236), l'un des plus beaux de Turquie.

Kayseri peut s'enorgueillir d'un passé historique d'une richesse inégalée: appelée Césarée aux temps romains, elle fut la patrie de plusieurs saints et Pères de l'Eglise, tels Eusèbe de Césarée (IVe s.) et surtout saint Basile le Grand ( IVe s.); souvent attaquée par les Arabes à l'époque byzantine, capitale d'un  émirat turc puis rattachée à l'empire seldjoukide, elle fut pour un court laps de temps prise par les Croisés avant de tomber aux mains des Mongols avant d'être rattachée définitivement à l'Empire ottoman en 1515.

On y visitera en particulier la citadelle bâtie en blocs de lave noire, avec ses 19 tours, un des plus spectaculaires exemples de l'architecture militaire médiévale en Turquie; tout à côté, les bazars, avec leur animation très orientale, où vous pourrez entre autres acheter des tapis qui font la renommée de la région et déguster le fameux "pastirma"- viande de boeuf séchée et hérmétiquement protégée par une couche de pâte rouge faite de piment et d'ail - et qui se conserve ainsi durant des mois; les cavaliers turcs, mongols et huns les emportaient sous la selle de leur chevaux, ce qui faisait dire aux Européens épouvantés que Attila (encore un Turc, celui-là)  "faisaient cuire la viande sous la selle de leur cheval"!

On commandera également la spécialité de Kayseri, les "manti", sorte de raviolis avec une farce à base de viande de boeuf nappés d'une sauce à la tomate, au yaourt et à l'ail. Succulent!

Vous consacrerez également une visite aux medrese de Huant (XIIIe s.), de Melik Gazi (1431), de Sahibiye (1267), les mosquées de Honat Hatun (1228), de Güllük Cami-i (1210) ainsi que les "kümbet" de Döner Kümbet (1275), de Sirçali (XIVe s.) .

La bourgade de Talas, à quelques kilomètres du centre-ville, est parsemée d'édifices arméniens (églises, écoles, maisons), autant de témoignages d'une importante présence arménienne jusqu'au début du XXe s. dans toute la région, et dont on peut encore voir des traces dans la plupart des bourgades et villages de la province: Gezi, Tomarza et bien d'autres.

Les amateurs de beaux tapis pourront se rendre entre autres dans deux bourgades peu éloignées de Kayseri, réputés pour les dessins, la qualité et ls coloris de leurs tapis: Bünyan et Yahyali.

Sur la route reliant Kayseri à Sivas, on visitera le site préhistorique très étendu de Kütltepe, où s'élevait la cité hittite de Kanish (dont les origines remontent au IVe millénaire avant J.-C.) et son "karûm" - "bazar" assyrien- le plus ancien bazar du monde.

Plus au Nord vers Sivas, on découvrira encore le caravansérail seldjoukide de Sultanhani, édifié en 1232-1236, l'un des plus remarquables de Turquie.
A moins d'une heure de voiture, vous découvrirez l'extraordinaire Cappadoce.
En cours de route, arrêtez-vous à Incesu, pour découvrir le caravansérail -ottoman, celui-là- de Kara Mustafa Pacha (1667), qui eut la tête tranchée pour avoir été jugé responsable de l'échec du siège de Vienne par l'armée ottomane.

Si vous empruntez l'ancienne route, vous aurez encore un col à franchir avant de découvrir un panorama éblouissant: la Cappadoce s'étendant à vos pieds.

Trois journées pleines ne seront pas de trop pour visiter cette région fabuleuse, s'étendant en gros de Hacibektas au Nord à Nigde au Sud, et de Aksaray à l'Ouest à Kayseri à l'Est.

La Cappadoce est unique au monde, autant par sa nature, ses paysages prodigieux, l'art partout présent, le cachet de ses villages, ses habitants.

Vous serez saisi d'étonnement devant ses formations géologiques époustouflantes, crachées d'abord par les volcans voisins de Erciyes Dagi et Hasan Dag il y a des millions d'années, puis façonnées, abrasées, déchiquetées, torturées, explosées, triturées, taraudées, sculptées par le vent, le gel et la pluie.

Vous serez séduit par les paysages idylliques, les vergers et les vignobles, les villages authentiques et accueillants, les vallées perdues et secrètes, les canyons aux parois abruptes creusées d'églises et de pigeonniers, mais aussi par les fabuleuses villes souterraines.

Vous serez saisis d'admiration devant les fresques des églises rupestres peintes dès le VIIIe s., les églises, mais aussi les mosquées, les caravansérails et les medrese seldjoukides.

Si vous aimez les randonnées dans la nature, vous serez enthousiasmé par les possibilités que vous offrent les vallées Rouge, Rose, Blanche, de Soganli, le canyon d'Ilhara et bien d'autres.

Ne manquez pas d'assister à une cérémonie de "sema" -la liturgie des Derviches tourneurs, inchangée depuis le XIIIe s.- dans le cadre sublime du caravansérail seldjoukide de Saruhan (XIIIe s.).

Et surtout laissez-vous tenter par une expérience unique: le survol de la Cappadoce en ballon, au lever du soleil; nous vous réserverons une place dans l'une de nos montgolfières.

Pour éviter de manquer des sites peu connus mais très intéressants, pour profiter de nos adresses d'hôtels "de charme" à l'architecture typiquement cappadocienne et creusés souvent dans le tuf volcanique, pour découvrir la cuisine cappadocienne servie dans de petits restaurants de village authentiques et accueillants, confiez-nous l'organisation de votre séjour en Cappadoce.  Vous ne le regretterez pas!

Vers le sud, sur la route qui descend vers la Méditerranée et Tarsus, arrêtez-vous à Nigde, ravissante petite ville dominée par une forteresse; les monuments seldjoukides y sont nombreux: mosquée Allaeddîn Cami-i (1223), le Bedesten (bazar couvert), la mosquée Sungur Bey Cami-i (XIVe s.), plusieurs türbe (mausolées) construits au cours de la première moitié du XIVe s., et l'Ak Medrese.

Dans les environs, on ne manquera sans aucun prétexte le monastère rupestre de Eski Gümüs, aux remarquables peintures murales des X-XIe s.

Plus au sud, la région présente de nombreux caravansérails, dont celui de Öküz Mehmet pacha (ottoman) à Ulukisla ou de Rüstem Pacha à Eregli.

Vous quitterez -à regret- la Cappadoce pour rejoindre Konya; on suit à présent l'ancienne piste caravanière de Uzunyol (= la Longue Route), parsemée de caravansérails seldjoukides, comme ceux de Agzikarahan et de Sultanhani, pour ne citer que les mieux conservés.

Konya sera l'étape idéale lorsque l'on veut se diriger vers Pamukkale, Ephèse, ou remonter vers Ankara. Ville chargée d'histoire, ses origines remontent au IIIe millénaire; Hittites, Phrygiens, Cimmériens, Lydiens, Perses, Alexandre le Grand, Romains, Byzantins parmi d'autres s'y succédèrent avant que Konya ne devienne la capitale du prestigieux sultanat seldjoukide de Roum;  Saint Paul et Saint Barnabé y séjournèrent lors de leurs voyages en Asie Mineure; Konya doit surtout sa célébrité à Djalal Eddin Rûmi, dit Mevlana (1207-1273), le grand poète mystique et théologien fondateur de la confrérie des Derviches tourneurs, dont on visitera le Mausolée et le couvent transformé en musée.

Une journée sera nécéssaire afin de visiter les monuments de la ville: la mosquée seldjoukide de Alaeddin (1220), les medrese de Karatay (1251), de Ince Minare (1267), de Sirçali (1242), abritant tous trois un musée. Vous ne manquerez pas de goûter aux succulentes spécialités culinaires de Konya: le "firin kabap" et le "etli ekmek".

Dans la banlieue de Konya, à Sille,  vous visiterez également l'église byantine de Sainte Hélène ainsi que plusieurs églises rupestres.

En vous dirigeant plein ouest, vous parviendrez, après un arrêt en cours de route au petit caravansérail ruiné de Kizilören (à 43 km sur la g. de la route), au magnifique lac de Beysehir. La mosquée de Esrefoglu (XIIIe s.) avec ses 39 colonnes en bois de cèdre et son mirhab décoré de carreaux de faïence bleue vaut largement le déplacement. D'autres sites au bord du lac méritent également une visite.

En partant vers le nord, on parviendrait à Yalvaç, bourgade anatolienne restée très authentique; juste à côté, l'ancienne Antioche de Pisidie reçut la visite de Saint Paul et de Saint Barnabé, et l'on peut se recueillir devant la basilique construite à l'emplacement de la synagogue où prêchèrent les deux saints et dont ils furent expulsés avant d'être chassés de la cité par la populace en colère.

En partant vers l'est, on parviendrait à la magnifique région des lacs, comme celui de Egirdir et de Burdur - près des villes  de Isparta et de Burdur - ou, au nord de ces derniers, celui d'Aksehir, où vécut le fameux Nasreddin Hodja, le philosophe populaire du Moyen-âge dont la renommée, les saillies et les réparties se sont répandues dans tout le Proche et le  Moyen-Orient ainsi qu'en Afrique du Nord.
On pourra aller de Beysehir vers la Méditerranée en traversant les prodigieux paysages de la chaîne des Toros Daglari (les monts du Taurus); ces montagnes sauvages abritent une faune rare et une flore de toute beauté et vous y rencontrerez peut-être les tentes en poils de chèvre noires des dernières tribus de Yörük, des nomades qui vous offriront le "ayran" (sorte de yoghourt liquide légèrement salé très désaltérant l'été); avant d'atteindre la côte à Manavgat, la bourgade montagnarde de Akseki vous séduira par l'authenticité de ses maisons à l'architecture caractéristique.

On pourra préférer la route passant par Seydisehir, Taskent et Ermenek - une région absolument extraordinaire- aboutissant à Anamur, sur la côte.

La région de Konya regorge de sites visites par Saint Paul et Saint Barnabé lors de leurs voyages missionaires en Asie Mineure: Derbe, Lystra. En quittant Konya pour se diriger vers la ville de Karaman, on visitera en cours de route Catal Höyük, où l'on pourra visiter la plus ancienne ville du monde, puisqu'elle date du VIIe milénaire av. J.-C. !, mais dont il ne reste pratiquement plus grand chose.

Par contre, la route de Konya à Karaman passant par Madensehri (prendre la route de Eregli, vers l'est, puis prendre vers le sud 11 km avant Karapinar) vous permettra de visiter le site pratiquement inconnu de Binbirkilise (= les Mille-et-Une-Eglises); le village de Madensehri et le hameau de Degler sont ao coeur d'un ancien ensemble monastique très ancien, sans doute édifié entre 850 et 1070. Le Karadag (=la Montagne Noire, 2 271 m) abrite un monastère byzantin du IXe s. ainsi que des vestiges datant de l'Ancien Empire hittite.

La ville de Karaman constitue une étape intéressante sur la route de la Méditerranée.
Siège dès 1256 de l'émirat de Karaman, la ville s'enorgueillit d'avoir été la première à adopter le 13 mai 1277 la langue turque comme langue officielle, en remplacement du persan. Mevlâna y passa son enfance et le plus grand des poètes anatoliens de lngue turque, Yunus Emre, y vécut et y mourut. On y visitera la citadelle, le tès intéressant musée archéologique et ethnographique, plusieiurs mosquées et hamams seldjoukides et ottomans et surtout le medrese de Hatuniye, datant de 1382, doté d'un éblouissant portail de marbre blanc, et qui abrite aujourd'hui un restaurant.

A une heure de voiture vers l'est, on se rendra aux bourgades des Yesildere et surtout de Taskale, où l'on découvrira une falaise creusée de greniers à grains surplombant le village; à deux kilomètres on pourra s'arrêter dans un restaurant en plein air installé dans une étonnante oasis de verdure proposant de délicieuse truites grillées au feu de bois.

A une quarantaine de kilomètres au sud de Karaman, sur la  route de Mut, on découvrira, en pleine montagne de la chaîne du Toros, les deux éblouissantes basiliques de Alahan, en voie de classement sur la liste du Patrimone mondial de l'Humanité de l'UNESCO. Dans une nature à la végétation méditerranéenne odorante, ces basiliques paléochrétiennes peu connues et peu visitées datent des V-VIe s.; l'une d'elles -l'église de l'Est, est dans un état de conservation remarquable. La vue sur la plaine en contre-bas est tout simplement prodigieuse. Une demi-heure de marche à travers une forêt méditerranéenne vous conduire à un ancien monastère du Xe s. où l'on peut encore découvrir des restes de fresques.

Revenons à Konya pour prendre la route d'Ankara; en cours de route, on longera le Tuz Gölü, le Grand Lac salé; de ce lac, qui était encore il y a une quinzaine d'années, la seconde étendue d'eau de Turquie, il ne restera bientôt plus qu'une immense étendue de poussière; l'utilisation immodérée et sans aucun contrôle des eaux de la nappe phréatique afin d'irriguer les terres de grands propriétaires terriens irresponsables conduit sous nos yeux à l'une de plus tragiques catastrophes écologiques des temps modernes; ajoutons que d'autres catastrophes se préparent ailleurs: la plaine de Konya, vers Karapinar, qui était il y a peu le "grenier à blé" de la Turquie, est en train de se désertifier.

Ankara, capitale de la Turquie moderne voulue par Atatürk au coeur de l'Anatolie, loin des miasmes byzantino-ottomans d'une Istanbul décadente et .. à l'abri des cannonières étrangères, était avant le transfert de la capitale le 1er octobre 1923, une bourgade de quelques milliers d'habitants plantée au milieu d'une steppe poussiéreuse. Non pas que son histoire ne présente aucun intérêt -bien au contraire- mais Ankara ne présente que relativement peu d'attraits hormis l'extraordinaire musée des Civilisations anatoliennes, qui mérite le voyage à lui seul, la vieille ville et le mausolée d'Atatürk, où repose le "Père des Turcs", le sauveur de la Turquie qui fonda la République et la porta ensuite à  bout de bras à coups de réformes hardies et visionnaires, comme celle qui donna le droit de vote et d'éligibilité aux femmes turques bien avant que les Françaises n'obtiennent ces droits!

A l'est, n'oubliez pas de visiter au passage la bourgade de Beypazari, avec ses fortifications byantines et surtout ses maisons ottomanes remarquablement bien restaurées. On pourra éghalement, au départ d'Ankara, se rendre à Bogazkale, à 3 heures de route vers le nord-est: le site de l'ancienne Hattousa - classé au Patrimoine mondial de l'Humanité de l'Unesco- entouré de montagnes sombres, donne une excellente idée de ce que fut la capitale de ce formidable Empire hittite qui domina toute l'Anatolie durant plusieurs siècles, au iIe millénaire av. J.-C., jusqu'à ce que les Peuples de la Mer viennent y mettre fin vers -1200. On se rendra également au site tout proche de Yazilikaya, où l'on découvrira stupéfait d'admirables bas-reliefs ainsi qu'à un autre site-phare de l'histoire des Hittites, Alacahöyük, situé à une quarantaine de kilomètres de là et dont les trouvailles se trouvent exposées au musée d'Ankara.