A moins d'une heure de voiture, vous découvrirez l'extraordinaire Cappadoce.
En cours de route, arrêtez-vous à Incesu, pour découvrir le caravansérail -ottoman, celui-là- de Kara Mustafa Pacha (1667), qui eut la tête tranchée pour avoir été jugé responsable de l'échec du siège de Vienne par l'armée ottomane.
Si vous empruntez l'ancienne route, vous aurez encore un col à franchir avant de découvrir un panorama éblouissant: la Cappadoce s'étendant à vos pieds.
Trois journées pleines ne seront pas de trop pour visiter cette région fabuleuse, s'étendant en gros de Hacibektas au Nord à Nigde au Sud, et de Aksaray à l'Ouest à Kayseri à l'Est.
La Cappadoce est unique au monde, autant par sa nature, ses paysages prodigieux, l'art partout présent, le cachet de ses villages, ses habitants.
Vous serez saisi d'étonnement devant ses formations géologiques époustouflantes, crachées d'abord par les volcans voisins de Erciyes Dagi et Hasan Dag il y a des millions d'années, puis façonnées, abrasées, déchiquetées, torturées, explosées, triturées, taraudées, sculptées par le vent, le gel et la pluie.
Vous serez séduit par les paysages idylliques, les vergers et les vignobles, les villages authentiques et accueillants, les vallées perdues et secrètes, les canyons aux parois abruptes creusées d'églises et de pigeonniers, mais aussi par les fabuleuses villes souterraines.
Vous serez saisis d'admiration devant les fresques des églises rupestres peintes dès le VIIIe s., les églises, mais aussi les mosquées, les caravansérails et les medrese seldjoukides.
Si vous aimez les randonnées dans la nature, vous serez enthousiasmé par les possibilités que vous offrent les vallées Rouge, Rose, Blanche, de Soganli, le canyon d'Ilhara et bien d'autres.
Ne manquez pas d'assister à une cérémonie de "sema" -la liturgie des Derviches tourneurs, inchangée depuis le XIIIe s.- dans le cadre sublime du caravansérail seldjoukide de Saruhan (XIIIe s.).
Et surtout laissez-vous tenter par une expérience unique: le survol de la Cappadoce en ballon, au lever du soleil; nous vous réserverons une place dans l'une de nos montgolfières.
Pour éviter de manquer des sites peu connus mais très intéressants, pour profiter de nos adresses d'hôtels "de charme" à l'architecture typiquement cappadocienne et creusés souvent dans le tuf volcanique, pour découvrir la cuisine cappadocienne servie dans de petits restaurants de village authentiques et accueillants, confiez-nous l'organisation de votre séjour en Cappadoce. Vous ne le regretterez pas!
Vers le sud, sur la route qui descend vers la Méditerranée et Tarsus, arrêtez-vous à Nigde, ravissante petite ville dominée par une forteresse; les monuments seldjoukides y sont nombreux: mosquée Allaeddîn Cami-i (1223), le Bedesten (bazar couvert), la mosquée Sungur Bey Cami-i (XIVe s.), plusieurs türbe (mausolées) construits au cours de la première moitié du XIVe s., et l'Ak Medrese.
Dans les environs, on ne manquera sans aucun prétexte le monastère rupestre de Eski Gümüs, aux remarquables peintures murales des X-XIe s.
Plus au sud, la région présente de nombreux caravansérails, dont celui de Öküz Mehmet pacha (ottoman) à Ulukisla ou de Rüstem Pacha à Eregli.
Vous quitterez -à regret- la Cappadoce pour rejoindre Konya; on suit à présent l'ancienne piste caravanière de Uzunyol (= la Longue Route), parsemée de caravansérails seldjoukides, comme ceux de Agzikarahan et de Sultanhani, pour ne citer que les mieux conservés.
Konya sera l'étape idéale lorsque l'on veut se diriger vers Pamukkale, Ephèse, ou remonter vers Ankara. Ville chargée d'histoire, ses origines remontent au IIIe millénaire; Hittites, Phrygiens, Cimmériens, Lydiens, Perses, Alexandre le Grand, Romains, Byzantins parmi d'autres s'y succédèrent avant que Konya ne devienne la capitale du prestigieux sultanat seldjoukide de Roum; Saint Paul et Saint Barnabé y séjournèrent lors de leurs voyages en Asie Mineure; Konya doit surtout sa célébrité à Djalal Eddin Rûmi, dit Mevlana (1207-1273), le grand poète mystique et théologien fondateur de la confrérie des Derviches tourneurs, dont on visitera le Mausolée et le couvent transformé en musée.
Une journée sera nécéssaire afin de visiter les monuments de la ville: la mosquée seldjoukide de Alaeddin (1220), les medrese de Karatay (1251), de Ince Minare (1267), de Sirçali (1242), abritant tous trois un musée. Vous ne manquerez pas de goûter aux succulentes spécialités culinaires de Konya: le "firin kabap" et le "etli ekmek".
Dans la banlieue de Konya, à Sille, vous visiterez également l'église byantine de Sainte Hélène ainsi que plusieurs églises rupestres.
En vous dirigeant plein ouest, vous parviendrez, après un arrêt en cours de route au petit caravansérail ruiné de Kizilören (à 43 km sur la g. de la route), au magnifique lac de Beysehir. La mosquée de Esrefoglu (XIIIe s.) avec ses 39 colonnes en bois de cèdre et son mirhab décoré de carreaux de faïence bleue vaut largement le déplacement. D'autres sites au bord du lac méritent également une visite.
En partant vers le nord, on parviendrait à Yalvaç, bourgade anatolienne restée très authentique; juste à côté, l'ancienne Antioche de Pisidie reçut la visite de Saint Paul et de Saint Barnabé, et l'on peut se recueillir devant la basilique construite à l'emplacement de la synagogue où prêchèrent les deux saints et dont ils furent expulsés avant d'être chassés de la cité par la populace en colère.
En partant vers l'est, on parviendrait à la magnifique région des lacs, comme celui de Egirdir et de Burdur - près des villes de Isparta et de Burdur - ou, au nord de ces derniers, celui d'Aksehir, où vécut le fameux Nasreddin Hodja, le philosophe populaire du Moyen-âge dont la renommée, les saillies et les réparties se sont répandues dans tout le Proche et le Moyen-Orient ainsi qu'en Afrique du Nord.